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ENSEMBLE GAMBANG - Bali

Durée : 2min 56sec | Chaîne : Instrument
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Cet ensemble instrumental, sacré, est composé de deux (femelle et mâle) lamellophones gangsa à sept lames et quatre xylophones gambang à quatorze lames en bambou. Son échelle est heptatonique (7 notes), si bien qu’il joue des pièces dans différents modes pentatoniques (à 5 notes).
  • gangsa : les lames sont suspendues sur un socle de bois disposant d’orifices résonateurs proportionnels à la taille de chaque lame. Les deux instruments, accordés à l’octave, sont frappés par un même musicien à l’aide de deux maillets en bois selon un jeu octavié.
  • gambang : si les lames apparaissent “ en désordre ”, c’est qu’elles sont organisées de manière à permettre un jeu octavié grâce à des baguettes en forme de Y. Chaque interprète peut ainsi jouer trois lames à la main gauche et quatre à la main droite.
N’ayant pas de gongs marquant des cycles, le Gambang n’est pas un gamelan proprement dit, mais il est souvent appelé gamelan par extension du terme. Son répertoire est très différent à la fois par la structure — une longue phrase mélodique puis un arrêt — et par l’origine — des chants poétiques, le plus souvent des Kidung hindou-javanais. Depuis longtemps déjà, on ne fait plus coïncider le chant et la musique de Gambang dans la pratique, mais on peut le reconnaître dans la structure.
Le Gambang est l’un des plus anciens ensembles connus, et son jeu est parmi les plus difficiles. Les Bali Aga, réputés êtres les premiers habitants de Bali, n’utilisent que le Gambang et d’autres petits ensembles de lamellophones dans leurs rituels, et non des gamelan. D’après les manuscrits anciens, ces ensembles archaïques sont la musique des ermites et des sectes vivant retirés dans la forêt. De fait, des villages entiers de Bali Aga sont restés volontairement à l’écart.