GAMELAN DEGUNG – Indonésie, Sunda

Durée : 3min 15sec | Chaîne : Instrument
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Sunda se caractérise par l’importance accordée au chant. Les gamelan comprennent le plus souvent une chanteuse pesindèn dont la voix se distingue aisément des instruments. La mélodie est dévolue au saron, le rythme aux kendang, l’ornementation rythmique au bonang, l’ornementation mélodique à la flûte suling et la colotomie aux grands gongs, gongs suspendus goong et kempul et carillon de six gongs graves jèngglong.
Nom de la pièce : Patokan kulu-kulu ; il s’agit en réalité d’extraits de cette pièce, mis bout à bout tout en conservant le rythme, afin de montrer le maximum d’instruments et de techniques de jeu.
 
Les instruments
Goong : le plus grand gong suspendu.
Saron alto : le musicien joue la mélodie balungan ; il frappe les lames à l’aide d’un maillet avec la main droite puis étouffe la résonance avec la gauche.
Kempul : grand gong suspendu frappé en alternance avec le goong.
Bonang sundanais : l’instrumentiste se place entre deux sommiers de bois ; chacun supporte une rangée de sept petits gongs en forme de marmite. Le bonang réalise une ornementation mélodico-rythmique de la mélodie balungan.
Jèngglong : carillon de gros gongs horizontaux. Ils participent à la colotomie avec les grands gongs suspendus goong et kempul.
Kendang : le rythme généralement régulier est varié par l’utilisation de trois tambours différents et de frappes distinctes créant des accents dans le continuum rythmique.
Suling : flûte à bandeau en bambou. Elle semble souvent dialoguer avec le chant, jouant parfois en même temps que lui ou bien en alternance, à des hauteurs différentes ou identiques…
Chanteuse pesindèn.
 
Une réalisation de Patrick Kersalé / Texte : © Catherine Basset 2012