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TAMBOURS DHOLAK & BHAPANG - Inde, Rajasthan

Durée : 1min 4sec | Chaîne : Instrument
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Le dholak
Autres noms : dolak, dholki, dulki… Si le terme dholak signifie “petit dhol ”, l’instrument qu’il qualifie ne comporte toutefois aucune des caractéristiques du dhol du Rajasthan.
Tambour cylindrique ou en forme de double cône, en bois, tendu de deux peaux de chèvre. Celles-ci sont reliées par un système de laçage en Y dans lequel passe un anneau métallique permettant leur accordage à des hauteurs différentes. L’instrument mesure entre 40 et 50 cm de longueur pour un diamètre voisin de 20 cm.
On le frappe à mains nues. Les doigts de la main droite produisent une palette de sons “clairs” sur ou près de la bordure de la peau, tandis que la main gauche produit deux frappes principales, “sourdes” : une frappe ouverte et une frappe fermée. On joue également avec des roulements de doigts.
Tombé aux mains de la plupart des ensembles musicaux, il s’illustre par la richesse de son jeu, qui en fait un incontournable. Il est à la musique populaire rajasthani ce que le célèbre tabla est à la musique classique hindoustani.
 
Le bhapang
Tambour à tension variable constitué d’une calebasse piriforme dont on a coupé les deux extrémités. Sur l’une d’elle est tendue une peau de chèvre (16 à 18 cm) ; en son centre passe une ficelle traversant l’instrument. L’extrémité libre de la cordelette se termine par une poignée en bois.
Pour jouer, le musicien presse l’instrument avec le bras contre son flanc, saisit la poignée et tire la ficelle rythmiquement, faisant ainsi varier la hauteur de la note.
Dans les communautés Jogi d’Alwar et Bharatpur, le bhapang joue le rôle d’instrument de percussion pour accompagner les balades épiques à caractère religieux et les chants de dévotion. Des musiciens de scène l’utilisent aujourd’hui pour réaliser des démonstrations.
Cette séquence a été organisée pour la nécessité du tournage avec ces deux musiciens professionnels. Yogi Raj Rana joue le dholak et Mohosin Khan, le bhapang. Peut-être jaloux des possibilités expressives du dholak, l’inclassable “ fils du tambour et du monocorde ”, tente de se mesurer — avec un certain brio ! — à son presque invincible rival.
Une réalisation de Patrick Kersalé / © Patrick Kersalé 2012